Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Étude II d’ombres portées (foule anonyme)

projection
dimensions variables
2017

– – –

Études d’ombres portées

série de dessins
dimensions variables
crayon graphite sur papier
2017

– – –

Sans-titre (Fenêtre)

dimensions variables
projection

2016

– – –

Miniature (Portrait de l’homme qui rétrécit)

vidéo, n&b, 16:9, muet
3’12 » boucle

2016

L’Homme qui rétrécit [1] de Jack Arnold est le point de départ de ce projet vidéo. En effet, il m’est apparu que pour signifier l’idée de rétrécissement Jack Arnold a délibérément conservé tout au long du film, le visage de l’acteur comme mesure de référence afin de témoigner aux yeux du spectateur des différents rapports d’échelle auxquels le personnage est confronté. En d’autre terme, ce qui est intéressant dans ce film c’est le traitement que le cinéaste fait subir à l’environnement, c’est ce dernier qui se transforme, se « gigantise » alors que le personnage lui d’une certaine manière garde sa propre mesure.

C’est à partir de cette analyse que s’articule mon travail autour de ce film. J’ai recadré le portrait de l’acteur en édulcorant l’espace extérieur, afin d’essayer de retranscrire la sensation de rétrécissement par le corps à la fois via le visage de l’acteur mais aussi in fine via la matière filmique.

– – –

Ta Zoa Trekei

série de dessin
fusain, huile et acrylique

2016

Ce travail a été réalisée à la suite d’un voyage en Grèce effectué en 2014. Sur place j’ai constaté un nombre conséquent de chiens errants parcourant les rues et les champs en meutes disparates.
Cette série dessinée tente de rendre compte, de manière séquencée, les différentes combinaisons et trajectoires de cette errance.

– – –

Drive-in

200x300x80 cm
acier laminé, bois

2016

Cette installation vidéo est un modèle réduit d’un écran de Drive-in que j’ai tenté de redimensionner à échelle humaine.
Ce qui m’a initialement intéressé ce sont les écrans, leur conception quasi-architecturale et la manière dont ceux-ci sont destinés à être agencés et pensés en extérieur. Mais c’est aussi l’idée de juxtaposition qui lors de la projection rassemble à la fois la structure, le film et l’environnement dans lequel celui-ci est visionné. C’est dans cette ensemble qui interroge et questionne la notion de rapport d’échelle entre le regardeur et le dispositif que s’articule « Drive in ». En effet, réaliser un film c’est intégrer différents éléments de dimensions variables dans un plan afin de retranscrire une certaine mesure qui délimite le champ et le cadre et ainsi mettre littéralement le tout sur un même plan. De plus, la projection dans une salle de cinéma avec ses propres limites nous aide à penser ces rapports entre ce qui est de l’ordre du très petit et du très grand. Hors, il me semble que lorsque un film est projeté dans un Drive in, nous perdons d’un certain point de vue ces repères dimensionnels.
L’écran dans lequel se propage le film de nuit nous paraît se fondre ou bien se déployer au delà de ses frontières.

– – –

Louk

dimensions variables
projection

2016

– – –

Maison Cinéma

50×70,5×133 cm
matériaux divers

2016

J’ai décidé dans cette oeuvre de produire une maison-cinéma en reprenant les termes de Serge Daney dans ses trois volumes de La Maison Cinéma et le Monde[1] où le cinéma est cette ouverture, cet autre monde, cet autre chez soi.
En effet j’ai fabriqué un dispositif dans lequel le regardeur suivant l’emplacement de son axe de point de vue est contraint à reproduire, de par son regard et son déplacement physique, un processus de montage.
J’ai tenté de faire un espace non pas dédiée à l’homme mais aux images.

– – –

« – I see through you as clear as I see through these glass picture ! »

30x30x110 cm
acier laminé, verre, lait

2015

Le liquide blanc lumineux irradie. Il est sourd, muet, maladif, innocent, paranoïaque et doux.
On parle du « lait de la mort », du « lait noir », mais ce n’est pas la mort à prendre comme la fin d’une vie mais comme une projection de « la mort-dans-la-vie ».

– – –

Joie triste

vidéo, couleur, 16/9, sonore
05′ boucle

2014

Lors du voyage d’atelier en Grèce, j’ai réalisé sur place une vidéo dont les textes sont des extraits de chansons populaires grecques tirés d’un livre acheté à Athènes.

On y voit la route, souvent de nuit, des images en négatif, des chiens et chats errants, une sculpture grecque jouant de deux flûtes.
J’avais l’idée de traduire ce sentiment que j’ai ressenti en Grèce, ces joies traversées par des lignes de tristesse[1]. J’avais senti cela avant de partir dans les chansons du film Stella femme libre[2] et Zorba le grec[3].

Ne pouvant montrer ici qu’un aperçu visuel et partiel, il me semble important d’évoquer l’existence d’une bande sonore, qui est composée d’enregistrements des environnements chantants dans lesquels je me situais. Ainsi la langue grecque se mêle aux chants des dernières cigales d’été, au vent méditerranéen et aux aboiements des chiens errants.

– – –

Sans-titre (Diapo-cinéma)

2,4×3,6 cm
crayon graphite, cache diapositive

2013, 2014, 2015

Cette série de dessin, entreprise en 2013, est à cet instant toujours en cours, généralement chaque dessin s’inscrit, à la manière d’un cahier de notes, en amont ou en aval d’une production annexe.
Elle reprend des photogrammes de films, très souvent en noir et blanc, qui ont régulièrement traversés mes recherches. Au delà de simples dessins d’observation, ces dessins jouent un rôle de condensation d’idées et d’ouverture dans ma démarche artistique (dont le langage passe par le détail, la miniature et le fragment de films). Il est réellement pour moi question de comprendre une image en un espace confiné, réduit et d’en révéler une forme de densité.

Ainsi chaque fragment dessiné est un questionnement relatif à mes interrogations esthétiques à savoir : Peut-on regarder le cinéma autrement que par l’image-mouvement?

Les dessins sont encadrés dans des caches diapositives qui non seulement permettent une meilleure conservation mais offrent également une facilité de manipulation, faisant appel pour le regardeur à la possibilité, à partir de ces images/objets, de reconstituer une forme de montage d’un cinéma dessiné.

 

 

© Karen Luong / 2017 / La reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, des pages, des données, visuels et de toute autre élément constitutif au site, par quelque procédé ou support que ce soit, est interdite et constitue sans autorisation de l’éditeur une contrefaçon.
Contact

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/

Catalogue cloturant le cycle d’expositions « L’ART ET SES OBJETS »

Édité par La Galerie Épisodique

Comissariat par Gaya Goldcymer & Jonathan Taieb

ISBN 978-2-9532972-3-2
Date de publication : 05/2017
Broché, Format 16.5 x 21.5 x 1.4 cm, 120 pages

– – –

Colloque
La miniature, un dispositif artistique et modèle épistémologique

Université d’Artois

À l’initiative d’Isabelle Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet

le 26 et 27 Janvier 2017

« Le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde », écrit Bachelard dans La Poétique de l’espace.

Ce monde ouvert par la miniature, c’est d’abord celui de l’imaginaire : car elle donne de l’objet ou du monde représenté une vision totale et complète, en réduction, qui n’est ni fragmentaire ni partielle, contrairement au détail, au fragment ou au punctum. Dans les Beaux-Arts comme en littérature, elle représente les sujets en changeant d’échelle, elle réduit les dimensions de l’objet représenté pour en offrir d’autres sens à déchiffrer, voire à décoder. Dans les sciences, c’est le monde de l’infiniment petit avec ses lois propres, le nanomonde, qui s’ouvre à la connaissance ; dans les techniques, à partir des années 1960, la miniaturisation décuple paradoxalement la puissance des machines.
À la croisée des sciences, des techniques et des arts plastiques, scéniques ou littéraires, la miniature déploie des fonctions plurielles qui interagissent. Ludique, didactique, cognitif, le dispositif de la miniature n’est pas seulement la pièce maîtresse d’un processus d’invention ou de création mais il est aussi considéré par certains artistes comme constituant sa propre finalité : la miniature est alors une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard.
La miniature soulève de nombreux et épineux paradoxes : si elle rend la perception de l’objet réduit plus difficile, elle rend l’objet lui-même plus intelligible (modèle réduit, musée des miniatures). Si la réduction de taille éloigne l’objet, c’est pour mieux l’approcher dans sa totalité. Si la miniature est fragile, elle est en même temps toute puissante car elle fournit un moyen de comprendre et de dominer la complexité du réel sans la simplifier ni la disperser. Si la miniature résulte d’une vision surplombante du monde (cartographies, plans, panorama) qu’elle met à distance, elle rend ce monde plus consistant et plus cohérent, contrairement à l’analyse qui le décompose.

Plus d’infos sur le blog du colloque

– – –

Exposition L’Im-matériel

Galerie Épisodique

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb
du 8 Décembre 2016 au 7 Janvier 2017

Mounir AYACHE / Miguel CHEVALIER / Jérôme COGNET / Jonathan COTANT-WOŁKOWICZ / EMMAT / Quentin EUVERTE / Terencio GONZÁLEZ / Patrick HÉBRARD / Karen LUONG / Nathaniel RACKOWE / Amo VACCARIA / Florian VIEL / ZIRKONN

Exposition s’interrogeant sur la dimension de l’impalpable, de l’insaisissable et de l’intangible de l’œuvre d’art.

En déroulant ce fil et ce questionnement nous avons imaginé de mettre en marche et en espace, la lumière, le son, l’énergie, le mouvement. Ici, le regardeur fait l’expérience d’une déambulation interactive reliant le sensible à la pensée, l’émotion au concept, le rythme à la contemplation.

Plus d’infos sur le site de la Galerie Épisodique

– – –

Édition MOMENT GREC
Artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui

Les Éditions du Regard

Collectif

ISBN 978-2-84105-354-4
Date de publication : 09/2016
Broché, Collection Essais Art, Format 25 x 18 x 3 cm, 400 pages

Moment grec est un ouvrage transversal qui, en s’interrogeant sur la question grecque, s’ouvre à l’actualité du monde et de l’art. Il est une étude consacrée à la Grèce, à son histoire et à sa situation aujourd’hui, d’un point de vue artistique – impliquant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la politique, les sciences…

Ouvrage collectif il est né d’une réflexion partagée entre Pierre-Alexis Dumas et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives. Il s’articule autour de deux conférences d’Emmanuel Saulnier faites en décembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris et en mai 2015 à l’Institut de France d’Athènes sous le titre « Conditions d’existence, présence elliptique, moment grec ». Par ailleurs, il participe du travail de l’atelier de sculpture expérimentale d’Emmanuel Saulnier aux Beaux-Arts de Paris entre 2014 et 2016.

Artistes, historiens, critiques, écrivains, cinéastes, grecs et français se sont investis dans cet ouvrage de façon personnelle et engagée.

Plus d’infos sur le site des Éditions du Regard

– – –

Exposition NON LIEU(X)

Commune Image

Comissariat Gaya Goldcymer et Jonathan Taieb

du 6 au 22 Juillet 2016

Jérôme Cognet / Karen Luong / Machabaïd / Isabelle Vorle

Exposition autour de l’image, réunissant des vidéastes et photographes dans l’espace de Commune Image.

Plus d’infos sur le site de Commune Image

– – –

Exposition OLA KALA ! / OK !

Centre d’art contemporain de St Restitut

du 30 Avril au 22 Mai 2016

Zach Barouti / Thomas Beauvais / Dora Benderra / Léandre Bernard-Brunel / Téo Betin / François Bianco / Léa Dumayet / Santiago Esses / Elsa Girondin / Jason Karaindros / Maha Kays / Alice Lahana / Flavie Lebrun Taugourdeau / Paola Renard / Ana Maria Lozano / Karen Luong / Diogo Maia / Charalambos Margaritis / Mikael Monchicourt / Anaïs Nieto / Néféli Papadimouli / Eleni Phyla / Alexandre Poisson / Thomas Reghem / Sophie Rézard de Wouves / Lola Roiné / Camille Sauer / Emmanuel Saulnier / Arthur Tiar / Fabrice Vannier

COMMUNIQUÉ
Douze jeunes artistes de l’Atelier Emmanuel Saulnier viennent de passer une semaine en résidence à ST Restitut. A cette occasion, ils ont « restitué », lors d’un workshop dirigé par Emmanuel Saulnier et François Bianco les recherches d’une résidence effectuée lors de deux années successives en Grèce.

Installations, films, sculptures, photographies constituent la matière vive de cette exposition qui accompagne aussi la sortie en juin d’un ouvrage collectif intitulé MOMENT GREC, artistes et intellectuels dans la Grèce d’aujourd’hui aux éditions du Regard. Cet ouvrage est né d’une réflexion partagée entre Pierre Alexis Dumas, Fondation Hermès et Emmanuel Saulnier à partir de leurs expériences respectives.

Une grande partie des oeuvres exposées a été réalisée sur place et s’inscrit parfaitement dans le lieu. On remarque la diversité des techniques employées. S’agissant de la photo, les procédés actuels de reproduction : tirage pigmentaire de Zach Barouti, numerique de Santiago Esse, Mikaël Monchicourt et Artur Tiar, impression sur aluminium brossé de Flavie L.T, sur plexiglass de Anaïs Nieto, scan de Elsa Girondin, cohabitent avec un tirage argentique de Maha Kaysirage, une fresque de Thomas Beauvais, un travail exceptionnel d’utilisation de la cire par Alexandre Poisson pour un « vitrail » qui rivalise avec l’albâtre des premiers vitraux. Il ne faut pas oublier la série de dessins de Camille Sauer Figu-ratio, très appréciée des « classiques » ni la pièce de Thomas Reghem Sans titre où le plexiglass transcende de la simple cendre, de même que le Bouclier grec de Dora Benderra.

Comme d’habitude, les caves du centre d’art contemporain de St Restitut sont le lieu privilégié de la sculpture et des installations : François Bianco, avec Le dernier souffle du cyclope à travers divers médias, interroge les questions de la mémoire et du temps, relayé par « La Tombe » de Thomas Beauvais et « L’un ou l’autre « de Léa Dumayet , laquelle retrouve la tradition du plissé grec de la sculpture antique. Dans la deuxième cave, Lola Roiné, la « menuisière », diplômée de l’école Boulle, nous démontre le lien heureux d’une artiste et des métiers d’art. Enfin, la sculpture de Téo Bétin, associée à une oeuvre du photographe éthnologue du XIX éme siècle, Edward Curtis, nous intrigue, alors que tout à coup, la vidéo de Karen Luong ravit tous les visiteurs avec l’apparition subite d’un « chien manifestant » des journées de révolte d’Athène! A découvrir de même que le « discours économique amoureux grec » via skype de Jason Karainros.

Donc une excellente exposition qui montre les qualités d’enseignement et de recherche qu’un tel atelier dispense non seulement à ses élèves mais aussi aux anciens , devenus artistes très actifs et appréciés. Une exposition à ne pas manquer jusqu’au dimanche 22 mai. A noter qu’Emmanuel Saulnier, responsable de cet atelier, exposera au palais de Tokyo en 2017.

par Annie Delay

Plus d’infos sur le site du Centre d’Art Contemporain de St Restitut

– – –

Exposition Moment Grec, Musée folklorique d’Égine

Atelier Emmanuel Saulnier

du 4 au 5 Juillet 2014

COMMUNIQUÉ
Depuis un an, l’artiste Emmanuel Saulnier propose à son atelier de sculpture aux Beaux-Arts de Paris une réflexion approfondie intitulée Moment Grec. Il y a associé Fabrice Vannier, artiste, responsable des ateliers mosaïque/volume aux Beaux-Arts.

Pour présenter cette recherche, ses raisons et son fondement, Emmanuel Saulnier a donné deux conférences, qui sont retransmises sur internet. La première s’est tenue au Palais de Tokyo à Paris, en décembre 2013, sous l’égide de la fondation Giacometti, intitulée Présence elliptique, moment grec. La deuxième a eu lieu en mai 2014, sous le titre Moment grec à Athènes, Institut français, dans le cadre des manifestations de soutien à la Présidence grecque du Conseil de l’Union européenne.

Ce programme a débuté en novembre 2013 par l’invitation des Beaux-Arts de Paris du cinéaste Filippos Koutsaftis, qui a présené son dernier film, Pierre triste.\r\nUne exposition de l’atelier, intitulée Anazitisi, a porté sur ce thème en avril 2014, rue Bonaparte, aux Beaux-Arts de Paris.\r\nPlusieurs séminaires ont été organisés par Evgenia Giannouri, universitaire, Anastassia Makridou-Bretonneau, curator, Philippe Jockey, historien…

Aujourd’hui, les 25 jeunes artistes de l’atelier, accompagnés d’Emmanuel Saulnier et Fabrice Vannier sont présents en Grèce pour 15 jours. Après un court séjour à Athènes, ils voyagent en quatre groupes à travers la Grèce en fonction de leurs affinités et des motifs de leurs recherches personnels. C’est un temps d’immersion réel, et d’échanges, au cours desquels ils seront amenés à travailler « in situ », mais aussi à filmer, enregistrer…\r\nIls se répartissent dans le Péloponnèse, les Météores, Thessalonique, Céphalonie… tous se retrouvent ensuite à Égine, où ils exposeront leurs oeuvres et leurs recherches en une installation au Musée folklorique d’Égine les 28 et 29 septembre.

Cette invitation suscitée et faite personnellement par Pierre-Alexis Dumas, par ailleurs Président de la Fondation d’entreprise Hermès, donnera lieu à une rencontre dans la soirée du 27 septembre à partir de 20h. Y sont invités par l’Institut français, Anastassia Makridou-Bretonneau, directrice du projet citoyen à la fondation Nina et Daniel Carasso, Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’Art Press international, Catherine Strasser, historienne, Pauline Simons, créatrice du programme HYam en Grèce, Fay Zika, professeur aux Beaux-Arts d’Athènes, Hacer Sayman créatrice de Kameleon à Istanbul et Yùcel Sayman, avocat et professeur de droit international.

Cette rencontre en public, d’une nuit, se déroulera en présence de Pierre-Alexis Dumas, accompagné par Olivier Descotes, directeur de l’Institut français de Grèce, et Marie-Christine Vandoorne, attachée culturelle de l’Institut.

Cette recherche sera documentée en 2015 par un ouvrage, qui sera présenté à Athènes, Paris et Marseille. Ce livre sera enrichi par la participation des artistes Yannis Kounellis, Athanassios Zagorissios, Rania Bellou, Marianna Christophides, du cinéaste Panos Koutras, de l’historien Olivier Delorme, du critique Denys Zacharopoulos, des curatrices Adelina von Fürstenberg et Katerina Gregos, du philosophe Patrice Loraux…

Athènes, 17 septembre 2014

Conférence Présence elliptique Moment grec, E. Saulnier, Palais de Tokyo, 2014

http://hyam.fr/moment-grec/